VIVRE AILLEURS – Avec Franck Amaddio, un marseillais qui savoure le Brésil

Agé de 66 ans, Franck Amaddio est né à Marseille. Il a fait l’école hôtelière à Nice de 1965 à 1968. Après quelques stages un peu partout, il est rentré à l’Hôtel Noaille à Marseille comme chef de rang au restaurant. Après un passage à l’armée en 70, il fut à nouveau de retour au Noailles où passaient à l’époque toutes les vedettes du moment. Cet ancien Hôtel situé en pleine Canebière, artère principale de la ville, abrite aujourd’hui le commissariat central de Marseille….

Quel fut le déclic de votre départ pour l’étranger?

Franck Amaddio : En 71 j’ai accepté un contrat en Guyane française pour la société Marseillaise SHRM qui avait des comptoirs un peu partout dans le monde Francophone. J’étais responsable du bar de l’hôtel Albia du centre spatial de Kourou. Parmi les employés il y avait une jeune Brésilienne de Belém (État du Para), 6 mois après nous étions mariés et ce, jusqu’à ce jour.

Je l’ai emmené à Marseille et je suis retourné travailler au Noailles en tant que barman pendant quatre ans. en 1976 je décide de tenter ma chance et aussi l’aventure au Brésil, nous partons donc pour Macapá pour nous occuper d’un resto d’hôtel mais la ville étant trop petite cela ne marchait pas fort donc nous sommes repartis pour Kourou ou j’ai été embauché de nouveau par la SHRM pour m’occuper d’un club qui appartenait au Centre Spatial. 

Quatre ans après je décide de partir pour Belém (ville de ma femme) pour “la grande aventure”. De 1981 a 1986 patrons de la boite de nuit Le Massilia, ensuite restaurant Italien La bela Sicilia, ensuite une autre boite de nuit “Le Safari”. Entre temps, association dans la recherche de l’or avec un Français et un Luxembourgeois. Beaucoup d’aventures et péripéties mais très peu d’or hélas.

Vous fréquentez plutôt des amis issus de votre pays d’origine, des expatriés internationaux ? Les ressortissants de votre pays d’origine sont-ils sympas / accueillants ?

F.A. : Mes fréquentations étaient donc surtout Françaises et étrangères plutôt que Brésiliennes excepté ma belle famille qui est très grande.

Comment s’est passé l’intégration dans votre pays d’accueil ?

F.A. : L’intégration est assez facile mais les difficultés bureaucratiques sont parfois terribles et, heureusement, lorsqu’on commence à vouloir tout abandonner les choses s’arrangent comme par miracle. Il faut avoir beaucoup de patience.

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Décrivez nous votre cadre de vie dans la ville de votre pays d’accueil ?

F.A. : Nous habitons aujourd’hui dans le petit hôtel de 20 chambres que nous avons monté depuis environ 16 ans et où nous recevons surtout les gens de Guyane car c’est très près. L’hôtel ressemble à une pousada il y a un petit jardin et une piscine, un restaurant Français et nous y sommes très bien.

Avez vous des contacts réguliers avec votre entourage resté dans votre pays d’origine ?Avez vous prévu de revenir vivre dans votre pays d’origine un jour ?

F.A. : Ma mère est venue habiter chez nous jusqu’à son décès et mon frère est venu plusieurs fois nous voir ainsi que mon cousin et des amis. Nous mêmes allons en France assez souvent si bien que nous ne perdons pas le contact. Mais je pense que nous resterons quand même au Brésil jusqu`’à la fin.

3 choses que vous détestez dans votre pays d’accueil ?

F.A. : Les choses que je n’aime pas ici sont : la bureaucratie, la corruption et l’insécurité

3 choses que vous adorez dans votre pays d’accueil ?

F.A. : Ce que j’aime : les rencontres lors de fêtes ou repas, la musique, la joie de vivre des gens malgré les difficultés, ils ne réclament pas la bouche pleine comme la plupart des Français.

Les 3 choses de votre pays d’origine qui vous manquent le plus ?

F.A. : Ce qui me manque de Marseille c’est la vierge de la garde quand on arrive et qu’on la voit de loin, la mer, et les amis que je ne peux voir souvent. Le reste ne me manque pas.

Un lieu insolite dans votre pays d’accueil à partager avec nous ? Quel est votre endroit préféré dans votre pays d’accueil ?

F.A. : Lieu insolite : l’Ile de Marajó. Ici j’adore les ballades en bateau typique sur le fleuve et la pêche aussi car il y a de très nombreux poissons dans l’Amazone.

Les projets pour l’avenir ?

F.A. : Pour l’avenir je ne sais pas, il faut d’abord se tirer de la faillite dans laquelle l’ex-president nous a mis.

Propos recueillis par Georges T. VINAPON

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